Mon chat se gratte : Que faire pour le soulager ? 

soulager un chat qui se gratte
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Votre chat a parfaitement le droit de se gratter de temps en temps. Ce comportement n’a rien d’anormal tant qu’il reste ponctuel. C’est lorsque le grattage devient continu qu’il doit vous alerter : il faut identifier la cause sous-jacente entraînant les démangeaisons et la traiter le plus vite possible. Découvrez les principales causes de prurit dans l’espèce féline et les choses que vous pouvez faire à la maison pour soulager votre chat qui se gratte. 

Pourquoi est ce que mon chat se gratte ?

Se gratter permet à votre chat d’apaiser les démangeaisons qu’il ressent … de manière temporaire. Voilà pourquoi lorsqu’une dermatose cause des démangeaisons votre chat se gratte très souvent, voire en permanence pendant la journée car dès qu’il arrête la sensation de gêne et d’inconfort revient : on parle de prurit

Comment est-ce qu’un chat se gratte ?

Votre chat se donne des coups de patte de manière répétitive ? Alors pas de doute quelque chose le gratte. Peut-être même que vous l’avez déjà surpris en train de se mordiller violemment à un endroit ?! 

Mais saviez-vous que votre chat peut aussi utiliser sa langue pour se toiletter abondamment et essayer de calmer les démangeaisons qu’il ressent ? En effet, sa langue est rugueuse car munit de nombreuses papilles à la surface. C’est grâce à ces petits picots que votre félin peut éliminer de manière autonome le poil mort de son pelage en faisant sa toilette. Mais quand ce geste est excessif, c’est sa peau qui est râpée. Sur le coup votre chat est soulagé mais sur le long terme il risque de s’auto-infliger des lésions et de perdre complètement ses poils. Un toilettage plus intense que la normale doit donc vous interpeller et il faut vous poser la question : Est-ce que mon chat a envie de se gratter ? 

Votre chat se gratte : attention, un cercle vicieux peut s’installer !

En général, un chat qui se gratte de manière exagérée souffre d’un problème de peau qui peut parfois être identifiable par la présence de lésions cutanées : érythème, pustule, plaque alopécique, croûtes, squames … 

Mais le souci, c’est qu’à force de se gratter, votre chat va s’infliger lui-même de nouvelles lésions sur la peau qui vont aggraver le prurit par leur nature et/ou en augmentant le risque de surinfections secondaires. Donc plus on traîne à prendre en charge la cause des démangeaisons et plus le sentiment d’inconfort risque d’augmenter avec le temps et ainsi de suite … C’est un véritable cercle vicieux qui se met en place.  

mon chat se gratte

Imaginez-vous avoir envie de vous gratter en permanence sans que rien ne vous soulage pendant des jours voire des semaines. Il y a de quoi devenir fou ! Pareil pour votre boule de poils. Quelle que soit l’origine du prurit, la chronicité du grattage peut causer stress et anxiété ce qui va encore une fois aggraver, de manière purement comportementale, le grattage au quotidien. 

Voilà pourquoi il est bon d’identifier rapidement lorsque son chat n’a pas l’air confortable et qu’il se gratte. Plus tôt le diagnostic est posé et plus vite un traitement est mis en place et mieux s’est. 

Quelles sont les 4 causes principales de démangeaisons chez le chat ? 

Découvrez, classé par ordre croissant, les 4 causes sous-jacentes principales responsables de prurit et donc de grattage chez nos chats domestiques : 

1 – Les parasites externes : un véritable fléau entraînant du prurit chez le chat 

Quand un chat se gratte, la 1ère chose à faire est de déterminer s’il a des puces ! Bien que d’autres infestation parasitaire soient possible chez le chat, la pulicose (= infestation de puces) reste le principal motif de consultation en dermatologie vétérinaire.  

Mon chat a-t-il des puces ?

La puce est un insecte parasite extrêmement fréquent et ce quelle que soit la saison ou le mode de vie de votre chat. Encore beaucoup de propriétaires écartent, à tort, cette hypothèse car leur chat ne sort pas à l’extérieur ou bien parce qu’ils ne voient pas de puces sur leur chat ce qui conduit à une errance thérapeutique et beaucoup de frustration puisque les autres traitements ne fonctionnent pas. 

Même un chat qui n’a pas accès à l’extérieur peut finir par attraper des puces ! Par exemple : 

  • Vous pouvez vous-même ramener accidentellement une puce dans votre maison, sur vos affaires
  • En vous rendant chez le vétérinaire, votre chat peut croiser en salle d’attente le chemin d’un animal infesté. 

Parfois, le chat infesté se lèche tellement pour s’apaiser qu’il avale goulûment toutes les preuves qui pouvaient se trouver sur son pelage et aucune puce n’est visible lors de l’inspection. C’est un piège très fréquent. Il faut alors chercher la présence de déjections ou “crottes de puces”

Remarque : La puce adulte ne vient se promener sur votre chat que le temps du repas puis elle repart se cacher dans votre logement pour pondre ses œufs. On estime que 90% des parasites (puces adultes, œufs, larves et nymphes) vivent cachés et seulement 10% est visible sur l’animal à un instant T. 

Alors en cas de doute, quand un chat se gratte, on le traite toujours contre les puces. 

Autres parasites cutanés responsables de démangeaisons chez le chat 

La puce n’est pas le seul parasite responsable de démangeaisons chez le chat mais doit être le 1er envisagé. En général, on cherche à identifier d’autres parasites en fonction de la saison ou de la localisation du prurit sur l’animal. Parmi les autres fauteurs de troubles on retrouve : 

  • La gale d’oreille causée par un acarien appelé Otodectes cytonis, qui entraîne des démangeaisons violentes au niveau des oreilles chez le chat et la production d’un exsudat noirâtre et abondant dans le conduit auriculaire. 
  • Les aoûtats, qui forment des lésions orangées caractéristiques au niveau de la peau. Ils sont visibles principalement pendant la période estivale. 
  • Mais aussi cheyletiellose, gale sarcoptique, morsure de tique, poux … 

Leur mise en évidence se fait presque exclusivement suite à un “raclage cutané” ou un “scotch test” observé au microscope chez le vétérinaire. Un traitement antiparasitaire adapté doit alors être prescrit et suivi rigoureusement pour faire disparaître l’infestation. 

2 – Les infections bactériennes et fongiques de la peau

Tout développement anormal de bactéries ou de champignons à la surface de la peau va entraîner des démangeaisons plus ou moins violentes chez le chat. En temps normal, l’équilibre cutané empêche le développement excessif d’une population de germes par rapport à l’autre au niveau cutané. Mais une faiblesse du système immunitaire, une plaie, un dysfonctionnement de la production de sébum, une sécheresse cutanée … peut entraver ce mécanisme de protection et entraîner une pyodermite ou une mycose. 

La teigne est une cause relativement fréquente de perte de poils, rougeurs et/ou des démangeaisons chez le chat. Ce champignon, appelé dermatophyte, se développe à la surface de la peau et dans les poils ce qui les fragilise et entraîne leur chute.  

L’acné du chat, souvent localisée au niveau menton, est causé par l’accumulation de sébum épais qui n’arrive pas à s’écouler au niveau des follicules pileux : ce qui forme des “points noirs” caractéristiques appelés comédons qui peuvent être infectés par des bactéries et entraîner un grattage important. 

Une simple plaie qui passe inaperçue dans le pelage de votre matou peut finir par se surinfecter et entraîner des démangeaisons. Votre chat va alors se gratter et se lécher, aggravant encore plus l’infection en déposant sur la peau les germes qu’il a dans la gueule. 

3 – Troubles du comportement et stress peuvent amener votre chat à se gratter 

Le chat est un animal extrêmement sensible qui peut très mal vivre toutes perturbations de son environnement et de son mode de vie. En cas de stress ou d’anxiété, une manière pour votre félin d’exprimer son mal-être peut-être : 

  • De se gratter frénétiquement avec ses pattes, bien souvent au niveau du visage. On parle de prurit cervico-facial. Les mutilations auto-infligées peuvent être très impressionnantes dans certains cas. 
  • Ou bien de faire sa toilette de manière excessive en se léchant. Le plus souvent, les lésions sont observables au niveau du ventre et des cuisses de l’animal qui finissent par se retrouver à nu. Rougeurs et boutons peuvent alors apparaître dans un deuxième temps. 

Quand les démangeaisons sont liées à un trouble du comportement, d’autres symptômes peuvent aussi être visibles (mais pas toujours) : malpropreté urinaire, agressivité, miaulements intempestifs, dysorexie ou boulimie … 

Remarque : Stress et anxiété peuvent être la cause primaire et unique qui entraîne votre chat à se gratter de manière frénétique. Mais à terme, les lésions auto-induites vont s’infecter entraînant une pyodermite secondaire qu’il faudra aussi prendre en charge. A l’inverse, un chat qui se gratte à cause des puces, de la teigne ou d’une allergie peut finir par être anxieux ce qui va aggraver le comportement de grattage. En cas de problèmes dermatologiques chroniques, le prise en charge thérapeutique doit inclure la gestion du stress pour un bien-être optimal et une meilleure efficacité du traitement. 

4 – Des allergies possibles chez le chat, mais pas toujours fréquentes

La principale allergie responsable de démangeaisons chez le chat est la dermatite allergique aux piqûres de puces ou DAPP. Pour ces animaux, c’est la présence de salive de puce injectée sous la peau lors de la piqûre qui entraîne une réaction inflammatoire violente et allergique d’où des démangeaisons importantes même avec une seule puce ! La gestion des parasites externes doit être irréprochables lorsque l’on a un chat qui souffre de DAPP. 

Il n’est pas rare non plus de voir en consultation des chats qui souffre de réactions allergiques au contact direct d’un matériel particulier là où il vive. Le cas le plus fréquent est celui du chat qui a la gueule toute rouge et qui se gratte parce qu’il est allergique au plastique de sa gamelle et pour qui tout rendre dans l’ordre dès qu’on installe une gamelle en verre ou en inox. 

L’allergie alimentaire et l’allergie environnementale (ou atopie) sont beaucoup moins fréquentes chez le chat que toutes les autres causes citées précédemment. Elles doivent être envisagées seulement quand toutes les autres ont été exclues et/ou prises en charge médicalement et que les symptômes persistent. Leur diagnostic n’est pas évident et cela peut s’avérer très frustrant pour les propriétaires qui vont devoir se rendre à intervalle régulier chez le vétérinaire pour des essais thérapeutiques sans voir leur animal s’améliorer rapidement. Patience et détermination sont nécessaires pour une bonne prise en charge. Parmi les options thérapeutiques possibles on retrouve le régime d’éviction et les injections de désensibilisation. 

causes de démangeaisons chez le chat

Mon chat se gratte : Que puis-je faire pour le soulage ?

Aucun propriétaire n’a envie de se rendre chez le vétérinaire au moindre de petit bobo ! L’espoir est grand de pouvoir gérer soi-même la situation sans avoir à débourser le prix d’une consultation. Dans le cas où votre chat se gratte, voici les choses que vous pouvez faire en premier lieu avant de vous rendre en consultation : 

1/ Réaliser un examen minutieux de la peau et du pelage de votre minou. L’objectif, rechercher la présence de lésions (croûtes, rougeurs, pellicules …) et de parasites comme des puces adultes qui peuvent expliquer les démangeaisons. Ce que vous identifiez pourra vous aider à savoir si une consultation est nécessaire rapidement ou non. 

2/ Brossez correctement la fourrure de votre boule de poils afin d’éliminer tous les résidus qui pourraient s’y trouver et irriter sa peau. En plus, cela permettra de bien aérer et même de masser la peau. 

3/ Traitez votre chat contre les puces avec un antiparasitaire adapté sous forme de pipette spot-on, de collier ou de comprimés … même si vous ne voyez rien. Il est même conseillé de traiter votre chat pendant 3 mois, ainsi que tous les autres animaux du foyer, car les formes de résistances des puces dans l’environnement peuvent survivre plusieurs mois. En ne traitant qu’une seule fois, le risque de récidive est élevé. 

4/ Prendre soin de la peau de votre animal grâce à un shampoing apaisant de manière ponctuelle. Si votre chat déteste l’eau, voyez pour utiliser un shampoing sec. Attention, ce soin ne doit pas être réalisé 2 jours avant et après l’application d’une pipette antipuces. 

Bien évidemment, en cas de lésions cutanées importantes il est recommandé de consulter sans attendre votre vétérinaire. Des antibiotiques, anti-inflammatoires, corticoïdes … peuvent être nécessaire pour permettre à votre chat de guérir rapidement ! Alors, en cas de doute, on ne joue pas à l’apprenti sorcier et on consulte. Et surtout, jamais d’automédication même s’il vous reste un traitement prescrit pour un “problème similaire”. A l’œil nu, impossible de savoir si des surinfections sont présentes ou non. En donnant certains médicaments sans examens complémentaires vous pouvez aggraver la situation ! 

Mon chat se gratte : mise au point sur son alimentation !

Ce n’est pas parce que votre chat se gratte qu’il fait une allergie alimentaire. Néanmoins, une mauvaise alimentation peut avoir un impact sur la qualité de sa peau et de son pelage et favoriser les dermatoses. Profitez de la consultation chez le vétérinaire pour faire le point sur sa nourriture et savoir si ce que vous lui donnez est de qualité et adapté. 

Dans le cas où votre chat mange des croquettes, assurez-vous que les protéines contenues dans l’aliment sont de qualité et contiennent tous les acides aminés essentiels. Une teneur en acide gras essentiel de type Ω3 et Ω6 suffisante est indispensable pour préserver le film lipidique présent à la surface de la peau et qui forme une barrière protectrice contre les allergènes, les agents pathogènes et les agresseurs. De la même façon, une teneur appropriée en vitamines et certains oligo-éléments est nécessaire pour permettre à la peau de rester correctement hydratée, de favoriser la synthèse de kératine et la vitalité du pelage. 

On rappelle que les allergies alimentaires vraies sont rares ! Les principaux allergènes identifiés en médecine vétérinaire sont le bœuf, les produits laitiers, le poulet, les œufs, le blé et le maïs. En cas de doute, c’est votre vétérinaire qui vous prescrira un aliment hypoallergénique pour la réalisation d’un régime d’éviction. 

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Dr Tatiana Pradel
Vétérinaire
Diplômé de l'École Nationale Vétérinaire de Lyon

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